
Difficile de ne pas connaître Gontran Cherrier quand on est journaliste. Croisé à diverses présentations presse, le jeune et talentueux boulanger Gontran est vite devenu la coqueluche de ces dames. Loin d’être influencés par cette notoriété nous attendions l’ouverture de sa première boutique pour nous faire notre propre opinion. Verdict, l’enfant chéri des média est aussi un bon boulanger et c’est son pain au Miso qui nous a convaincus.
Rendez-vous pris rue Caulaincourt dans sa toute première boutique, en plein été et sous la pluie ! Le sourire aux lèvres, la mine réjouie de celui qui a des tonnes de projets, Gontran Cherrier nous accueille autour d’un café et d'un croissant pur beurre, croustillant, fondant et gras à souhait.
Nous nous installons tranquillement pour faire le point sur sa courte et néanmoins riche carrière. Fils de boulanger, Gontran Cherrier n’est pas tombé dans le pétrin par hasard, même si petit comme beaucoup de garçons il rêvait de devenir pompier. A 12 ans il travaille déjà auprès de son père, donne un coup de main à la boulangerie et apprécie cette ambiance chaleureuse et familiale.

Les années passant et l’âge avançant il aspire à plus d’indépendance. Il part pour ses 15 ans en formation à l’Ecole Ferrandi, une école bien côtée en boulangerie-pâtisserie. Puis pendant 2 ans il se forme à la pâtisserie Lesbat / Escofier puis continue sur une école de boulangerie pour passer un Bac Pro et une maîtrise qui va lui permettre d’enseigner. A peine sorti de ses études il se retrouve pâtissier à l'Arpège le restaurant du triplement étoilé chef Alain Passard. A ses côtés il apprend beaucoup sur la manière de respecter les produits et sur la complexité des goûts. Il rejoint ensuite l’équipe d’Alain Senderens chez Lucas Carton où il endosse cette fois le costume de boulanger.
Mais c’est en devenant auteur de livres gourmands qu’il va se faire remarquer par la presse. Sans complexe il se présente aux Editions Hachette qui recherchent à l'époque un pâtissier pour réaliser des recettes pour un projet de livre.
Il est sélectionné et le livre "A croquer... Les desserts de Gontran" parait en 2005. Un beau succès en librairie et surtout auprès des journalistes. C’est ainsi que commence son histoire d’amour avec les media.
En 2008 il sort un livre consacré à la boulangerie « Pains », succès en France et à l’étranger. Parallèlement il commence à faire des émissions culinaires en télévision, sur Canal Plus où il anime une rubrique « cuisine » dans l’émission "canaille plus", puis sur Cuisine TV où il anime sa propre émission et enfin depuis quelques mois on peut le voir tous les samedis matins sur France 2 dans « Télé Matin » aux côtés de William Leymergie.
Véritable touche à tout, Gontran Cherrier est également régulièrement contacté par les marques pour réaliser des recettes et des présentations face à un parterre de journalistes conquises. Mais sa plus belle création à ce jour est sans nul doute l’ouverture de sa toute première boulangerie rue Caulaincourt à Paris en décembre 2010.

Comment définiriez-vous votre métier ?
Pour moi le métier d'artisan-boulanger s’apparente plus à celui d'un préparateur culinaire parce qu’en boulangerie tu es un peu obligé de toucher à tout, traiteur, pâtissier…
J’adore la cuisine, c’est pour ça que j’aime préparer mon pain en imaginant avec quoi je vais le manger.
Quel ingrédient vous inspire ?
Je suis fan de citron confit au sel.
Dans votre profession pour vous c’est « Jamais sans mon … » ?
Téléphone portable, je reçois tout dessus… Tant que je n’ai pas de secrétaire !
Un souvenir, une rencontre importante ?
Ma rencontre avec Bénédict Beaugé. C’est lui qui m’a aiguillé sur mes expériences parisiennes. Sans lui j'allais partir vivre aux USA, à l'époque il m’a dit "reste ici et va travailler chez Alain Passart". Aujourd’hui nous sommes toujours très proches.
Lire la suite : 1 - 2
Commentaires
Vous devez être connecté pour commenter cet article
aucun commentaire présent pour cet article