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Acquérir un utilitaire d’occasion : les points à connaitre !

Puisque les utilitaires sont en général très couteux à l’état neuf, beaucoup de professionnels optent pour l’achat de modèles d’occasion afin de pouvoir faire des économies. Cependant, pour éviter de mauvaises surprises une fois que l’achat de ce véhicule professionnel a été effectué, il est recommandé de prendre certaines précautions. Voici les principaux points d’attention dont il faudra tenir compte avant tout achat d’un utilitaire d’occasion.

Définir ses besoins

 

Peu importe la taille d’une société, le poste « véhicule » constitue en général une importante part du budget de fonctionnement. Pour ce faire, il est primordial de cerner avec le plus grand soin ses besoins avant de se lancer dans l’achat d’un utilitaire, car il serait par exemple inutile d’acquérir un gros fourgon lorsqu’une fourgonnette peut faire l’affaire. Une fois que vous avez défini vos besoins, vous pourrez en fonction de ces derniers choisir votre utilitaire parmi les différents modèles ci-après :

  • Les voitures commerciales : il s’agit de conventionnelles voitures qui ont en général trois portes et au sein desquelles les équipements destinés aux passagers arrière (ceintures de sécurité et banquettes) ont été retirés pour faire de la place au compartiment de charge.
  • Les fourgonnettes : à la différence des anciens modèles de fourgonnettes qui n’offraient pas suffisamment d’espace pour les charges, les fourgonnettes qui sont désormais conçues disposent de volumes utiles qui varient de 2,5 à 4 m3.
  • Les fourgons compacts : ce sont les monospaces qui ont permis aux véhicules de cette catégorie de voir le jour. Les fourgons compacts disposent d’une bonne tenue de route et d’un indéniable confort et leur volume utile varie de 4 à 5 m3.
  • Les fourgons : un fourgon peut être vitré, tôlé et être doté d’une double ou simple cabine. Certains modèles sont même proposés avec différentes hauteurs de compartiments de charge et plusieurs empattements.
  • Les transports de personnes : il est question ici de fourgons qui ont été aménagés de manière plus ou moins luxueuse afin d’assurer le transport des passagers.
  • Les pick-up : depuis qu’il bénéficie d’un meilleur traitement, le pick-up est devenu un utilitaire moins marginal en France.

Poser des questions pertinentes au vendeur

Une fois que vous avez choisi le modèle d’utilitaire dont vous avez besoin, il est alors temps de commencer les recherches. Pour ce faire, vous pouvez consulter les annonces disponibles sur des sites comme Mascus ou alors entrer en contact avec un vendeur que vous a recommandé l’un de vos proches. Si cette dernière option vous convient plus, alors entrez en relation avec ce dernier afin d’avoir des informations détaillées sur l’utilitaire d’occasion qui vous intéresse. Pour en savoir plus sur ce dernier, il faudra également poser au vendeur les questions pertinentes ci-après :

S’agit-il d’une première main ?

Le plus souvent, lorsque l’utilitaire d’occasion est de première main (c’est-à-dire qu’il n’a eu qu’un seul propriétaire depuis qu’il a été mis en circulation), le vendeur s’empresse de le notifier dans son annonce.

Si cette précision n’est pas faite, alors il y a de grandes chances que le véhicule soit passé entre de nombreuses mains, ce qui n’est bien évidemment pas un atout. Pensez alors à demander au vendeur le carnet d’entretien d’origine. Vous pourrez ainsi vous assurer que les précédents propriétaires ont pris le soin de respecter les différentes dates de révisions que le constructeur a imposées.

Comment et où a été utilisé l’utilitaire ?

Puisqu’ils n’offrent pas la possibilité à la mécanique d’atteindre une excellente température de fonctionnement, les courts trajets nuisent grandement à la longévité d’un utilitaire. De même, ils sont dans la plupart des cas à la base de l’usure rapide d’essentiels organes tels que l’embrayage. Un utilitaire qui a beaucoup plus été utilisé dans une ville a par ailleurs de grandes chances d’être plus fatigué qu’un utilitaire qui emprunte de manière régulière l’autoroute.

Quelle est donc la version de l’utilitaire d’occasion qui vous intéresse ?

En prenant comme excuse les diverses options dont leur utilitaire est équipé, certains vendeurs augmentent exagérément le prix du véhicule en question. Dans de nombreux cas, ces fonctions sont en réalité des équipements de série comme :

  • L’autoradio ;
  • La climatisation ;
  • La fermeture centralisée des ouvrants.

Il importe donc de connaitre la version exacte de l’utilitaire afin de pouvoir ensuite passer à la vérification de son véritable niveau d’équipement.

Où et à quel moment pouvez-vous voir l’utilitaire ?

Si le vendeur a répondu sans langue de bois et sans hésitation à vos questions, alors vous pouvez passer décider de passer à l’étape suivante. Pour ce faire, il faudra convenir d’une date de rencontre. Ladite rencontre peut avoir lieu devant le domicile de votre vendeur. Si ce dernier vous propose un rendez-vous sur un parking anonyme ou durant la nuit, il est préférable de laisser tomber. Si la rencontre a en revanche lieu dans un lieu et en pleine journée, vérifiez les éléments ci-après :

  • Le liquide de frein ;
  • L’huile à moteur ;
  • L’usure et la tension des courroies ;
  • Le fonctionnement du ventilateur ;
  • L’état et la pression des pneus ;
  • L’usure des plaquettes de frein ;
  • Le fonctionnement des feux-stops ;
  • Le fonctionnement des phares ;
  • Le fonctionnement des clignotants ;
  • Le fonctionnement des feux de détresse ;
  • L’état des balais d’essuie-glace.

Astuces pour éviter une arnaque

Pour éviter de légers désagréments lors de l’acquisition de votre utilitaire, il est primordial de prendre certaines précautions. Dans un premier temps, il est conseillé de se méfier d’un vendeur qui n’est joignable que par mail. Et, dans le cas où l’utilitaire qu’il vend est celui dont vous avez exactement besoin, exigez alors dans le premier courriel que vous lui ferez parvenir qu’il vous précise son numéro de téléphone. Si votre message reste sans réponse, laissez alors tomber et cherchez ailleurs.

Pour éviter de mauvaises surprises une fois l’achat effectué, il est aussi recommandé de se méfier des utilitaires d’occasion qui sont bradés.

Une annonce qui comporte par exemple la mention 20 % sous argus est dans de nombreux cas très louches. Ceci l’est encore plus si le kilométrage de l’utilitaire n’est pas trop élevé. Des mentions comme « urgent cause de départ » méritent elles aussi un peu de circonspection, car le vendeur veut peut-être se débarrasser rapidement d’un véhicule gênant.

Le paiement en espèces n’est par ailleurs autorisé entre particuliers que dans les cas où la somme n’est pas supérieure à 3000 euros. Si vous ne respectez pas cette règle durant l’achat de votre utilitaire d’occasion, vous risquez alors une amende qui peut aller jusqu’à 15 000 euros. Le plus souvent, un vendeur normal exigera à partir de 500 euros un chèque, notamment un chèque de banque. De plus, si le vendeur exige du liquide pour une transaction de plus de 1000 euros, laissez tomber. Retenez également que si des problèmes survenaient plus tard, il sera plus difficile de vous retourner contre un vendeur si vous n’avez en votre possession aucune trace de la transaction effectuée. Toujours dans l’optique de prévenir une arnaque éventuelle, il est conseillé de :

  • Exiger une pièce d’identité au vendeur ;
  • Vérifier l’historique de l’utilitaire ;
  • Demander les deux jeux de clés du véhicule ;
  • Effectuer la transaction finale au domicile du vendeur.

Effectuer un examen instructif de l’utilitaire d’occasion

Généralement, un utilitaire a la vie dure et est malmené lorsque la personne qui l’utilise n’en est pas le propriétaire. Ces raisons doivent donc vous pousser à réaliser un examen minutieux de l’utilitaire d’occasion que vous souhaitez acquérir. Durant cet examen, il faudra vous appesantir sur :

  • La carrosserie ;
  • L’habitacle ;
  • Les pneus ;
  • Le moteur.

La carrosserie

Durant l’examen de la carrosserie, évitez de vous braquer sur les petites rayures que vous apercevez, mais refusez toutefois un utilitaire trop cabossé pour ne pas ternir l’image de votre entreprise.

Vérifiez par la suite l’état des charnières des différentes portes de l’utilitaire. La fermeture ainsi que l’ouverture devront notamment se faire sans aucune difficulté. Si votre utilitaire doit par ailleurs servir à effectuer des livraisons, optez pour un modèle doté d’une fermeture centralisée pour tous les ouvrants.

L’habitacle 

En ce qui concerne l’examen de l’habitacle, il est recommandé de vérifier l’état des tapis des sols, des sièges, des mécanismes des vitres, des joints des portes et du pédalier. Cela fait, vous pourrez ensuite tester le chauffage, les équipements électriques, la climatisation, le klaxon et la lunette arrière dégivrante.

Les pneus

Ici, il est recommandé de s’attarder sur l’usure des pneus. Il faudra aussi inspecter la bande de roulement et les flancs. Ces derniers ne devront pas afficher des traces de craquelures. Évitez en outre les véhicules qui sont dotés de pneus rechapés.

Le moteur

L’état du compartiment où se trouve le moteur peut vous donner des informations très pertinentes. Essayez alors de repérer les fuites, car une fuite suspecte du côté du couvre-culasse peut par exemple annoncer un problème de moteur important. Dans le cas où le moteur est froid, profitez de l’occasion pour vérifier le niveau d’huile. Si l’huile se trouve au niveau mini, alors vous saurez que l’entretien n’a pas été réalisé au mieux. De même, si vous remarquez la présence de gouttelettes d’eau sur la jauge, vous aurez l’assurance que le joint de culasse est endommagé. Dans le cas où le moteur est encore chaud, prêtez une attention particulière à d’éventuels claquements suspects. Le ralenti d’un moteur en forme doit être régulier. Le pot d’échappement ne devra également pas dégager de la fumée.

 

Essayer l’utilitaire avant de finaliser l’achat

Une fois l’examen statique effectué, il faudra procéder à l’essai dynamique de l’utilitaire d’occasion afin d’avoir une idée précise sur son état de santé. Pour l’essayage du véhicule, il est préférable de se rendre chez le propriétaire durant la journée et à une heure où le trafic n’est pas vraiment dense. Pour avoir une idée précise de l’état du moteur, demandez au vendeur d’effectuer les premiers kilomètres de l’essai. Si vous remarquez qu’il tire sur la mécanique alors même qu’elle n’est pas montée en température et s’il laisse de manière permanente son pied sur la pédale de l’embrayage, il faudra vous méfier. Si vous en avez la possibilité, effectuez l’essayage de l’utilitaire sur un itinéraire varié qui comprend des routes dégagées.

En ce qui concerne le premier contact, deux coups de démarreur devront en temps normal suffire pour le lancement de la mécanique. À partir du moment où le moteur se met à tourner, contrôlez avec soin la fumée d’échappement. Si cette dernière est bleutée, alors l’utilitaire a un sérieux problème de moteur. Du côté du moteur, le ralenti devra être régulier. Des couinements ou des sifflements indiqueront par ailleurs le risque de rupture de la courroie ainsi qu’une mauvaise tension. Les amortisseurs étant en outre les organes les plus difficiles à contrôler, prêtez attention à un roulis trop prononcé au niveau des virages. Sur les importantes ondulations, l’utilitaire ne doit également pas pomper. Pour avoir une meilleure idée de l’état des amortisseurs, l’idéal est de recourir à l’expertise d’un professionnel.

 

Les différentes pièces que doit fournir le vendeur

Si tous les contrôles que vous avez effectués vous ont convaincu de l’excellent état de l’utilitaire d’occasion, alors vous pouvez passer à l’achat proprement dit. Durant la transaction, le vendeur doit vous fournir plusieurs documents à savoir :

  • La carte grise ;
  • Le certificat de vente ;
  • Le certificat de situation administrative.

Dans les cas où l’utilitaire a plus de 4 ans, vous aurez aussi besoin des différents documents ci-dessous :

  • Le rapport de contrôle technique ;
  • Le rapport de contrôle antipollution ;
  • Le certificat d’agrément sanitaire et technique.

Des documents comme les factures d’entretien et le livret d’utilisation sont en outre facultatifs.

 

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Mathilde

J'aime le shopping, la cuisine, la décoration, la mode, etc... Je me suis donc lancés fin 2017 dans ce blog Ideemag.com afin de partager mes astuces et mes conseils avec les internautes !

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